Catégorie : Autobus

Les entreprises coopératives en transport

Coopérative de transport maritime et aérien
Source : Flickr – domlan00 (CC BY 2.0)

2012 : c’est l’année internationale des coopératives, aussi l’occasion de rappeler quelques exemples de ces entreprises qui œuvrent dans le domaine des transports, de part et d’autre de l’Atlantique.

La Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA) : services de traversier, de croisières, et de camionnage, depuis les Îles-de-la-Madeleine.

Titi Floris : transport adapté, scolaire, universitaire, médical et aux fins de loisirs.

La Coopérative des autocaristes réunis (C.A.R.) : regroupement de transporteurs du département du Gard.

Iter : bureau d’études et de conseil en mobilités, transports et déplacements.

Mobility : 2600 véhicules en autopartage, répartis en 1340 emplacements, tant en zone urbaine que rurale.

Unicooptrans, la Fédération nationale des coopératives et groupements du transport : essentiellement dans le transport des marchandises.

m-way : fournisseur d’électromobilité (filiale de la Migros).

La Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) : du transport et des soins pré-hospitaliers.

Sans oublier les nombreuses coopératives de taxi, qui regroupent conducteurs ou détenteurs de permis en leur offrant des services de répartition.

Au passage, la ville de Québec recevra le Congrès international sur l’économie des coopératives, suivi du Sommet international des coopératives 2012, dans la période du 6 au 11 octobre prochain.

CarPostal France, petit cousin du géant jaune

TUB - Bourg-en-Bresse

Transports urbains de Bourg-en-Bresse
Source : Wikipedia – Francis Fèvre
(CC BY-SA 3.0)

En 2004, l’emblématique transporteur suisse CarPostal (l’une des branches de la poste fédérale, surnommée le géant jaune) a créé une filiale française, simplement désignée CarPostal France.

L’entreprise s’est tout d’abord établie dans les régions limitrophes françaises : Franche-Comté et Alsace. Puis les régions de Rhône-Alpes, de Bourgogne, et du Languedoc-Roussillon ont suivi peu après.

Tout récemment, CarPostal France a acquis l’autocariste Rochette, établi dans la région de Saint-Étienne. Cela porte les effectifs globaux du groupe à 700 employés, sur 15 sites.

La firme est en pleine croissance : elle est sur le point d’inaugurer un nouvel établissement à Bourgoin-Jallieu (38), à environ 40 km de Lyon. Dans le département de l’Isère, CarPostal France exploitait déjà quelques liaisons, dont la ligne express Voiron-Lumbin (via Grenoble-Crolles), et se prépare activement en vue de la possible attribution du contrat de desserte du Nord‐Isère.

L’entreprise demeure de taille modeste lorsqu’on la compare aux grands groupes français de transport de voyageurs comme Keolis, RATP Dev ou Veolia Transdev, qui comptent chacun des dizaines de milliers d’employés.

L’activité de CarPostal France se situe jusqu’à maintenant au niveau des agglomérations de petite et moyenne taille. Malgré cela, sa présence suscite l’inquiétude des transporteurs privés, grands et petits, qui accusent la filiale d’utiliser les fonds publics de la Confédération suisse pour exploiter les services offerts en territoire français, à moindre coût (voir les articles de Mobilettre, de Bus & Car et de Mobilicites.com sur la question).

Dans l’industrie des transports publics, CarPostal France apporte surtout un vent de fraîcheur, par son approche décentralisée, et ses méthodes éprouvées en Suisse : intégration des bicyclettes, centrales de réservation pour le transport à la demande, emploi de véhicules à impériale, etc.

Pour en savoir davantage sur l’évolution de CarPostal depuis le 19e siècle, vous pouvez consulter cet article publié sur ce blogue.

Améliorer la fiabilité des horaires à juste prix

Source : Flickr - Mike Knell (CC BY-SA 2.0)

Comment concevoir un horaire qui soit à la fois simple à comprendre pour la clientèle, facile à gérer pour les exploitants, et, surtout, sur lequel on peut se fier?

En effet, en allant du lieu X au lieu Z, en passant par le point Y, les temps de parcours sont sujets à de nombreux aléas!

Si on alloue systématiquement trop de temps entre X et Y, alors les conducteurs devront attendre (et surtout les passagers à l’intérieur) avant de repartir vers le lieu Z, afin de ne pas être d’avance. Inversement, si on n’accorde pas assez de temps, alors les retards vont s’accumuler, à moins de réinjecter du temps de parcours en aval.

Alors, quelle heure inscrire à l’horaire pour indiquer, de la façon la plus représentative possible, le passage prévu des véhicules? L’analyse statistique nous permettra de déterminer le temps de parcours réalisé par un pourcentage donné de trajets (ex. 75%) qui, combiné à une allocation de battement en bout de ligne (ex. 10% du temps de parcours), permettra aux départs suivants d’être effectués à l’heure.

Qu’est-ce qu’un trajet à l’heure? Pour certains réseaux, il s’agit que les véhicules ne soient pas plus d’une minute d’avance, ni plus de cinq minutes en retard, à un lieu donné, pour que le service soit considéré comme étant ponctuel; si les retards sont inévitables, d’autres réseaux ne toléreront cependant aucune avance par rapport à l’horaire prévu.

Pour en savoir davantage :

  • Site web de CSched, firme spécialisée en planification d’horaires de transport collectif.

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