Catégorie : Montréal

De la « Journée sans voiture » à la « Semaine de la mobilité »

Au mois de septembre, plusieurs villes soulignent, à leur façon, l’importance de la mobilité. En Europe, traditionnellement organisée le 22 septembre de chaque année, le concept de Journée sans voiture a évolué vers celui de Semaine de la mobilité.

À Montréal, nous serons également de la partie. La programmation de la 10e édition de la manifestation, dénommée En ville sans ma voiture, sera dévoilée ce jeudi.

Les années précédentes, un périmètre interdit à la circulation avait été établi au centre-ville. Les restrictions n’étaient imposées que de 9 h à 15 h 30, environ, pour ne pas trop changer les bonnes habitudes des automobilistes.

On profitait tout de même de l’occasion pour organiser spectacles, animations, et dérouler des rouleaux de gazon sur la principale artère commerciale, alors interdite à la circulation motorisée. On appréciait alors le calme relatif des lieux, et on était à même de mesurer l’amélioration locale de la qualité de l’air.

Cette année, exit le périmètre interdit. C’est ce qu’indique la fiche d’inscription de Montréal parmi les 971 villes participantes à la semaine européenne de la mobilité (on sait que Montréal a résolument un cachet européen). La raison invoquée : les problèmes de circulation dans la métropole.

On en retiendra que pour célébrer la mobilité, il ne faut surtout pas la restreindre!

Le combo vélo-train à Montréal

Source : Flickr - Comrade Foot (CC BY-SA 2.0)

Depuis plusieurs années, il est possible de transporter son vélo dans les trains de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui exploite le réseau de trains de banlieue de la région montréalaise.

Le 1er mai 2011, un nombre accru de lignes et de voitures sont devenues accessibles aux bicyclettes. Toutefois, des restrictions s’appliquent aux heures de pointe, vers Montréal en avant-midi, et depuis Montréal en après-midi. Néanmoins, les bicyclettes pliantes, transportées dans un sac, sont acceptées en tout temps, et dans tous les trains.

L’AMT a publié une foire aux questions pour résumer les consignes en vigueur.

Il faut prendre en considération :
– qu’un maximum de 12 bicyclettes sont admises dans chaque train;
– que les motrices des trains de la ligne Deux-Montagnes peuvent accueillir 4 bicyclettes;
– que les voitures à deux niveaux, exploitées sur les autres lignes, peuvent en accueillir « au moins » quatre;
– qu’on ne peut pas circuler dans le train, d’une voiture à l’autre, avec les bicyclettes.

Conséquence : au cas où les supports soient déjà remplis de bicyclettes au moment de monter dans la voiture, vous devrez redescendre du train et attendre le suivant (ce qui peut vouloir dire quelques heures plus tard, ou le lendemain, selon la ligne ou le moment de la journée).

Évitez les déceptions en prévoyant une solution de rechange à votre trajet planifié, au moment de prendre le train, tant à l’aller qu’au retour!

Les transports et l’énergie : défis pour le (reste du) 21e siècle

À l’échelle mondiale, au moment où les transports consomment plus de 25% de l’énergie, et plus de 60% du pétrole, les sources renouvelables ne comptent encore que pour moins de 15% de la production totale d’énergie.

Contrairement à ce qu’on pourrait le croire, le Québec dépend essentiellement des carburants fossiles pour combler ses besoins  énergétiques : sur les 480 TWh d’énergie consommée en 2008, 195 TWh l’étaient sous forme d’électricité, soit moins de la moitié (Statistique Canada).

Si au Québec, l’essentiel de la production d’électricité est de source hydraulique, il en est bien autrement dans le monde entier car, selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 80% de la génération d’électricité provient de sources non-renouvables : charbon (41%), gaz naturel (20%), nucléaire (13%), pétrole (5%).

C’est dire que dans le reste du monde, les véhicules électriques rouleront avec un cocktail énergétique composé principalement de charbon et de gaz naturel, sources non-renouvelables.

Voyez entre autres comment se compare l’utilisation de l’énergie, d’un territoire à l’autre, dans cette présentation, qui illustre l’importance du secteur des transports comme principal vecteur de consommation d’énergie, et  de génération d’émissions de gaz à effet de serre : http://owl.li/7llnU

Si nous préférons la rationalisation au rationnement, la remise en question de nos modes de déplacements et de l’aménagement de notre territoire sont désormais inévitables.

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