Catégorie : Moyens de transport

CarPostal France, petit cousin du géant jaune

TUB - Bourg-en-Bresse

Transports urbains de Bourg-en-Bresse
Source : Wikipedia – Francis Fèvre
(CC BY-SA 3.0)

En 2004, l’emblématique transporteur suisse CarPostal (l’une des branches de la poste fédérale, surnommée le géant jaune) a créé une filiale française, simplement désignée CarPostal France.

L’entreprise s’est tout d’abord établie dans les régions limitrophes françaises : Franche-Comté et Alsace. Puis les régions de Rhône-Alpes, de Bourgogne, et du Languedoc-Roussillon ont suivi peu après.

Tout récemment, CarPostal France a acquis l’autocariste Rochette, établi dans la région de Saint-Étienne. Cela porte les effectifs globaux du groupe à 700 employés, sur 15 sites.

La firme est en pleine croissance : elle est sur le point d’inaugurer un nouvel établissement à Bourgoin-Jallieu (38), à environ 40 km de Lyon. Dans le département de l’Isère, CarPostal France exploitait déjà quelques liaisons, dont la ligne express Voiron-Lumbin (via Grenoble-Crolles), et se prépare activement en vue de la possible attribution du contrat de desserte du Nord‐Isère.

L’entreprise demeure de taille modeste lorsqu’on la compare aux grands groupes français de transport de voyageurs comme Keolis, RATP Dev ou Veolia Transdev, qui comptent chacun des dizaines de milliers d’employés.

L’activité de CarPostal France se situe jusqu’à maintenant au niveau des agglomérations de petite et moyenne taille. Malgré cela, sa présence suscite l’inquiétude des transporteurs privés, grands et petits, qui accusent la filiale d’utiliser les fonds publics de la Confédération suisse pour exploiter les services offerts en territoire français, à moindre coût (voir les articles de Mobilettre, de Bus & Car et de Mobilicites.com sur la question).

Dans l’industrie des transports publics, CarPostal France apporte surtout un vent de fraîcheur, par son approche décentralisée, et ses méthodes éprouvées en Suisse : intégration des bicyclettes, centrales de réservation pour le transport à la demande, emploi de véhicules à impériale, etc.

Pour en savoir davantage sur l’évolution de CarPostal depuis le 19e siècle, vous pouvez consulter cet article publié sur ce blogue.

Le combo vélo-train à Montréal

Source : Flickr - Comrade Foot (CC BY-SA 2.0)

Depuis plusieurs années, il est possible de transporter son vélo dans les trains de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui exploite le réseau de trains de banlieue de la région montréalaise.

Le 1er mai 2011, un nombre accru de lignes et de voitures sont devenues accessibles aux bicyclettes. Toutefois, des restrictions s’appliquent aux heures de pointe, vers Montréal en avant-midi, et depuis Montréal en après-midi. Néanmoins, les bicyclettes pliantes, transportées dans un sac, sont acceptées en tout temps, et dans tous les trains.

L’AMT a publié une foire aux questions pour résumer les consignes en vigueur.

Il faut prendre en considération :
– qu’un maximum de 12 bicyclettes sont admises dans chaque train;
– que les motrices des trains de la ligne Deux-Montagnes peuvent accueillir 4 bicyclettes;
– que les voitures à deux niveaux, exploitées sur les autres lignes, peuvent en accueillir « au moins » quatre;
– qu’on ne peut pas circuler dans le train, d’une voiture à l’autre, avec les bicyclettes.

Conséquence : au cas où les supports soient déjà remplis de bicyclettes au moment de monter dans la voiture, vous devrez redescendre du train et attendre le suivant (ce qui peut vouloir dire quelques heures plus tard, ou le lendemain, selon la ligne ou le moment de la journée).

Évitez les déceptions en prévoyant une solution de rechange à votre trajet planifié, au moment de prendre le train, tant à l’aller qu’au retour!

Dépenses en transports : au top 3 de votre budget familial

Source : Flickr - zigazou76 (CC BY 2.0)

Il vous reste quelques heures pour produire votre déclaration de revenus, et vous trouvez que vous payez trop d’impôts?

Statistique Canada a publié, la semaine dernière, les résultats de l’Enquête sur les dépenses des ménages (EDM).

Selon votre revenu, il y a pourtant de fortes chances que vous ayez dépensé davantage pour vous déplacer!

Le Tableau 1 indique la répartition des dépenses selon le quintile de revenus. Seuls les ménages se situant au quintile supérieur ont déboursé une plus grande part en impôts.

Les dépenses en transport arrivant en 2e ou en 3e place, selon le revenu, elles se situent invariablement entre les coûts du logement et de l’alimentation.

L’étude indique qu’en moyenne, les ménages canadiens ont déboursé 10 999 $ pour les transports en 2010, dont 9 946 $ au transport privé (voitures, camions et fourgonnettes) et 1 053 $ au transport public (ce qui inclut même les voyages en avion)!

En regardant plus précisément les dépenses en transports, les ménages résidant dans les zones urbaines d’un million d’habitants et plus ont déboursé 9 558 $ par année pour se déplacer. Une économie de 1 697 $ en moyenne par rapport aux ménages des régions rurales (11 255 $ par an).

Cet écart n’est toutefois par compensé par les coûts accrus du logement : les ménages de ces grandes zones urbaines ont ainsi dépensé 6 649 $ de plus à ce chapitre.

Pour mieux juger de la situation, il resterait à imputer une valeur aux externalités (accidents, pollution…) ainsi qu’au temps personnel de transport, qui n’est pas comptabilisé comme une dépense directe lorsqu’on est derrière le volant!

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