Catégorie : Autocar

Améliorer la fiabilité des horaires à juste prix

Source : Flickr - Mike Knell (CC BY-SA 2.0)

Comment concevoir un horaire qui soit à la fois simple à comprendre pour la clientèle, facile à gérer pour les exploitants, et, surtout, sur lequel on peut se fier?

En effet, en allant du lieu X au lieu Z, en passant par le point Y, les temps de parcours sont sujets à de nombreux aléas!

Si on alloue systématiquement trop de temps entre X et Y, alors les conducteurs devront attendre (et surtout les passagers à l’intérieur) avant de repartir vers le lieu Z, afin de ne pas être d’avance. Inversement, si on n’accorde pas assez de temps, alors les retards vont s’accumuler, à moins de réinjecter du temps de parcours en aval.

Alors, quelle heure inscrire à l’horaire pour indiquer, de la façon la plus représentative possible, le passage prévu des véhicules? L’analyse statistique nous permettra de déterminer le temps de parcours réalisé par un pourcentage donné de trajets (ex. 75%) qui, combiné à une allocation de battement en bout de ligne (ex. 10% du temps de parcours), permettra aux départs suivants d’être effectués à l’heure.

Qu’est-ce qu’un trajet à l’heure? Pour certains réseaux, il s’agit que les véhicules ne soient pas plus d’une minute d’avance, ni plus de cinq minutes en retard, à un lieu donné, pour que le service soit considéré comme étant ponctuel; si les retards sont inévitables, d’autres réseaux ne toléreront cependant aucune avance par rapport à l’horaire prévu.

Pour en savoir davantage :

  • Site web de CSched, firme spécialisée en planification d’horaires de transport collectif.

L’évolution récente des services d’autocar en Amérique du Nord

Megabus à Chicago (compujeramey via Flickr - CC BY 2.0)

Depuis quelques années, aux États-Unis, un nombre croissant de transporteurs offrent à leur clientèle d’être pris en charge dans la rue, plutôt que dans une gare routière, d’où l’appellation consacrée : curbside.

Déjà, les entreprises Boltbus, Fung-Wah et Megabus offrent un service basé sur le modèle d’affaires des compagnies aériennes low cost : achats de billets en ligne et infrastructures réduites à leur plus simple expression.

La Commission des transports du Québec (CTQ), dans une récente décision, a rejeté la demande de permis de Trentway-Wagar (affilié à Megabus et Stagecoach Group PLC) pour établir une liaison Montréal / New-York.

Les véhicules qu’on voulait exploiter (VanHool TD 925 Double Deck Intercity Touring Coach) ne respectaient pas les normes de charge des routes québécoises, ni les exigences de la CTQ au niveau des infrastructures d’accueil des voyageurs. Par ailleurs, il n’avait pas été démontré que l’ajout de nouveaux départs ne nuirait pas aux services existants, exploités par Greyhound Lines et Transport Adirondack (qui offrent par ailleurs, sur la liaison New-York / Toronto, un service conjoint désigné Neon, avec une partie du service en curbside).

La décision de la CTQ contient un intéressant historique de l’évolution des services d’autocar, par le témoignage des parties prenantes, et fournit une bibliographie sur le sujet.

Pour en savoir plus :
– Follow That Bus (The Daily, 12.04.2011)
Décision MPVC11-00125 (CTQ, 30.09.2011)

Le car postal, service mixte colis-voyageurs

Car postal à Brigue (utilisation autorisée par bustpg – forum.trolley.ch)

Dans les régions rurales à faible densité, pourquoi ne pas combiner le transport des enveloppes et colis à celui des passagers? Cette idée originale remonte au milieu du 19e siècle.

Au fil des années, ce service s’est développé, puis, l’entreprise CarPostal, filiale de la poste suisse (La Poste), a diversifié ses activités, en développant également le transport urbain, interurbain, ainsi que le transport à la demande (PubliCar), de telle sorte qu’elle compte plus de 3000 employé-es, assure annuellement plus de 120 millions de déplacements, avec un parc de plus de 2000 véhicules.

En complément des autres services de transport par autobus, train, bateau ou même par câble, le service de CarPostal permet une couverture du territoire impressionnante. Jugez-en par vous-même en entrant le nom d’une localité de votre choix dans l’indicateur national des horaires.

Du minibus à l’autobus articulé de 18 m, en passant par le car à impériale, CarPostal emploie des véhicules adaptés à la sinuosité des routes et à la densité du territoire à desservir. Les adeptes du vélo ne sont pas en reste : plusieurs véhicules sont munis de supports extérieurs, ou tirent également des remorques, pour faciliter le déplacement des cyclistes d’une région à l’autre.

L’entreprise est également présente dans la principauté du Liechtenstein, pays voisin en union douanière et monétaire avec la Suisse. Sur le marché français, la filiale CarPostal France exploite également des lignes et réseaux de transport. Tout d’abord implantée dans les territoires limitrophes à la Suisse (Alsace et Franche-Comté), l’entreprise s’est développée dans les régions Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon.

Pour plus de renseignements :
Forum trolley.ch, rubrique Car Postal
Reportage de la télévision suisse romande à bord d’un car postal (2′ 36″).

 

Lire plus