Catégorie : Énergie

Le bus diesel, l’ennemi à abattre? Mauvaise cible.

Favorisé si longtemps en France, le diesel est devenu soudainement l’ennemi public numéro un. Pourquoi stigmatiser les bus de la sorte?

Le processus d’électrification des transports est justifié en présence d’une source d’énergie moins carbonée, tant pour fabriquer que pour exploiter les véhicules. Déjà, les bus réduisent significativement la part globale de carburant attribuable au transport des voyageurs.

Les politiciens devraient plutôt s’attaquer aux véhicules automobiles qu’ils conduisent eux-mêmes, ou aux camions lourds, qui ont un impact bien plus senti sur la consommation générale de carburant et la qualité de l’air du pays.

Bus & Car – Transport de voyageurs – site officiel – : Municipales : les bus diesel de la RATP visés par les candidatsAprès Anne-Marie Hidalgo côté PS, c’est au tour de la candidate à la primaire de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, d’avoir les bus diesel dans le collimateur en vue des élections municipales à Paris.

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Production mondiale d’électricité : la part des sources renouvelables stagne à 20%

L’Agence internationale de l’énergie a publié ses dernières statistiques concernant les sources d’énergie et leur utilisation finale.

On apprend entre autres que la production d’électricité est en croissance, de 20 055 TWh (2009) à 21 431 TWh (2010) (donc près de 7% d’augmentation dans l’année).

Cependant, les combustibles fossiles (67%) et nucléaires (13%) sont toujours autant utilisés pour produire du courant électrique.

La part de l’hydraulique dans la production d’électricité demeure stable, autour de 16%, tandis que la géothermie, le solaire, l’éolien, les biocarburants et les déchets permettent la production de près de 4% de l’électricité, à l’échelle mondiale.

Les initiatives de décarbonisation et de dénucléarisation de l’approvisionnement en électricité n’auront pas encore contribué à modifier la proportion globale des sources respectives employées dans le monde pour alimenter nos réseaux électriques.

C’est dire l’ampleur des efforts à mettre en œuvre pour favoriser les énergies renouvelables et ainsi obtenir un approvisionnement plus…endurable.

Source : International Energy Agency, Key World Energy Statistics, p. 24

Les transports et l’énergie : défis pour le (reste du) 21e siècle

À l’échelle mondiale, au moment où les transports consomment plus de 25% de l’énergie, et plus de 60% du pétrole, les sources renouvelables ne comptent encore que pour moins de 15% de la production totale d’énergie.

Contrairement à ce qu’on pourrait le croire, le Québec dépend essentiellement des carburants fossiles pour combler ses besoins  énergétiques : sur les 480 TWh d’énergie consommée en 2008, 195 TWh l’étaient sous forme d’électricité, soit moins de la moitié (Statistique Canada).

Si au Québec, l’essentiel de la production d’électricité est de source hydraulique, il en est bien autrement dans le monde entier car, selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 80% de la génération d’électricité provient de sources non-renouvables : charbon (41%), gaz naturel (20%), nucléaire (13%), pétrole (5%).

C’est dire que dans le reste du monde, les véhicules électriques rouleront avec un cocktail énergétique composé principalement de charbon et de gaz naturel, sources non-renouvelables.

Voyez entre autres comment se compare l’utilisation de l’énergie, d’un territoire à l’autre, dans cette présentation, qui illustre l’importance du secteur des transports comme principal vecteur de consommation d’énergie, et  de génération d’émissions de gaz à effet de serre : http://owl.li/7llnU

Si nous préférons la rationalisation au rationnement, la remise en question de nos modes de déplacements et de l’aménagement de notre territoire sont désormais inévitables.

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